Salut le Sergio,
Il m'est arrivé de devoir tirer à côté d'un droitier (moi même droitier) qui empiétait largement sur mon "espace vital", car il tirait carabine de travers...
Une autre fois, j'ai vu quelqu'un en position debout éjecter ses douilles violemment, les douilles tombant 1 fois sur deux sur la casquette du tireur à droite, qui était en position couché... C'était très drôle à voir, mais en même temps, je n'ose même pas imaginer comment ça devait bouillir sous la casquette...
C'est comme dans la vie de tous les jours : certains sont sans gêne, beaucoup ne font pas attention, tout simplement.
Bref, ça ne sert à rien de s'énerver, et je pense qu'il faut signaler ce problème au tireur... De préférence après son match (si on a réussi à s'en accomoder), voire avant de s'installer, en signalant à la personne qu'on ne peut pas s'installer (il m'est arrivé une fois de devoir le faire...)
Et j'admets que ca peut foutre en l'air un match, car on va gamberger du début à la fin ce satané voisin qui nous aura gêné...
Enfin, au début, j'étais comme toi : mon repère était le fil central du rameneur.
Mais ça m'a joué des tours, alors maintenant j'essaie de m'affranchir de cette ligne du cable. Lorraine et notamment à Volmerange, plusieurs stands possèdent des boitiers géhman... Donc il est très facile de perdre ses repères en l'absence de filin. Et sur d'autres stands, on tire en décalé (rameneur à droite pour changer les cartons...)...
Certes, dans mon stand, ce sont des rameneurs, ça me permet donc de toujours vérifier la position, mais je me place toujours par rapport à la cible déja à 50m... Et du coup, on arrive à trouver certains repères :
- couché : je prends la position "à peu prêt" sans carabine, je mets ma main comme si je tenais la carabine, je ferme l'oeil ne visant pas et je regarde que le V entre le pouce et la main est face à la cible... Je pivote au besoin...
- debout : même chose, sauf que cette fois mon poing est fermé... Donc mon reprère ce sont les boules des phalanges (je place toujours le fut sur les mêmes phalanges)... Je me décale au besoin
- genou : même chose que couché... sauf que cette fois, les mesures sont prises pour avoir un triangle toujours le même (au cm prêt). Après, s'il y a décalage, je pivote de manière à avoir la cible dans le V de la main gauche (l'axe de rotation étant le coussin).
Bien sûr, il y a toujours quelques ajustements à faire une foi l'arme en main, mais généralement, ça reste minime ...
Je pense que ça mérite d'essayer de s'entraîner à se placer ainsi, pour tenter de s'adapter plus facilement à son environnement...