shpol Membre Hyper Actif


Nombre de messages: 3268 Date d'inscription: 01/10/2007  Age: 81 Pays: France Club: Tir sportif
 | Sujet: Re: image parfaite Mar 27 Oct - 22:43 | |
| C'est marrant j'ai l'impression d'avoir dis çà en partie plus haut  |
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kazenokoe Membre


Nombre de messages: 107 Date d'inscription: 30/11/2008  Age: 31 Pays: France Club: US Orléans
 | Sujet: Re: image parfaite Mar 27 Oct - 22:56 | |
| Tout n'est finalement qu'une question de synchronisation, même la gestion de la pensée négative comme celle que tu as eu Mimi. Elles sont forcément présentes et doivent aussi avoir une place la moins genante possible biensur.
Ca me fait penser d'ailleurs à une réflexion du traité des 5 roues de Miyamoto Musashi :
"il faut être capable d’adapter sa stratégie de façon à la synchroniser avec propres aptitudes afin de savoir quand il faut et quand il ne faut pas attaquer. [...] La synchronisation et le rythme apparaissent dans les arts martiaux, le tir à l’arc, les armes à feu et l’équitation. En tout art et en toute capacité, il y a la synchronisation. Même dans le vide il y a la synchronisation. » |
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mimi Membre Actif


Nombre de messages: 535 Date d'inscription: 10/07/2007  Age: 58 Pays: france Club: société de tir de pontoise
 | Sujet: Re: image parfaite Mer 28 Oct - 11:52 | |
| | pilpous a écrit: | | jipe a écrit: | Je crois qu'il ne faut pas se focaliser sur l'immobilité parfaite, cela n'existe pas. Il faut maintenir ses organes de visées alignés et faire un lâcher le plus parfait possible. Même si il reste des petits tremblements, cela fera un 10.
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Je suis globalement d'accord avec ça : si la visée est bonne, centrée et le lâcher parfait (appui constant et sans à-coup), ça fera effectivement un dix. Et il ne faut pas se focaliser sur cette immobilité parfaite : On se tolère une amplitude de bougé acceptable : s'il est trop ample, c'est pas bon, s'il est par à-coup, c'est pas bon, 'il a tendance à "glisser" vers la droite, c'est pas bon... Les entrainements servent à repérer les "bons" bougés des mauvais... Maintenant, même si l'immobilité parfaite n'existe pas, on a l'impression par moments de ne plus bouger. C'est là que la préparation du lâché va permettre de finir le boulot calmement (être en pression à ce moment est un très grand atout, il suffit de finir le geste calmement).
Je vous dis ça par expérience, encore ce soir ça m'est arrivé à l'entrainement... Je vous garantis, j'ai eu ces moments de stabilité "parfaite" et j'étais en pression sur la détente à ce moment. J'ai pu enclencher continuellement ma pression calmement. Et la pression pour finir le geste était volontaire, sans crainte.
| jipe a écrit: | Se dire tout est parfait - alignement, immobilité.. - maintenant je lâche, amène quasi immanquablement un coup de doigt.
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Est-ce que quand on a cette pensée, c'est que justement on ne s'était pas préparé à cette "immobilité" ? Et donc du coup on se précipite pour tenter de profiter de cet instant ? Effectivement, généralement, dans un tel cas, soit on se met en "admiration" (ouah !) ou on tente sa chance avec un mauvais lâché (vite vite !) car mal préparé (ça finit généralement pas terrible en cible...)
| jipe a écrit: | Pour la dernière mauvaise série de ton match, a mon avis, cela n'a rien a voir avec le problème du lâché. C'est du stress: tu t'est rendu compte que tu pouvais faire un très bon score -> tu t'est tendu, a stresser -> mauvaise série. C'est aussi souvent le cas avec le dernier plomb/la dernière balle.
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exactement. on attrape le doigt de bois, on veut à tout prix faire le même score, etc... Des pensées du style "j'ai fait mon boulot, ça a payé" puis "qu'est-ce qui m' a permis d'être bien" et tenter de se rappeler ces bonnes sensations pour le prochain coup est nettement plus productif...
| jipe a écrit: | A contrario, il est fréquent lorsqu'on commence par une/des mauvaise(s) série(s) de bien terminer. C'est le processus mental inverse: on se dit que vu la(les) mauvaise(s) série(s), le score total sera de toute façon pas terrible -> on se relâche -> on tire mieux.
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Entièrement d'accord. C'est aussi pour ça que je n'aime pas faire de beaux essais. Ca m'arrive de faire plus ou moins volontairement des bouses aux essais, ça détend ("ça y est, j'ai fait ma bouse, je peux y aller maintenant")
| jipe a écrit: | | L'idéal, ne pas compter son score ou le moins possible, idem ne pas compter les cartons pour ne pas savoir qu'on approche des la fin des 60 coups. |
Petit truc pour ne pas compter les points (on les compte par série souvent). Ne pas regarder les numéros, et prendre le plomb un par un dans une boîte, pendant 5mn... Au bout de 5mn, prendre les plombs 5 par 5... Et Au retour du carton, regarder vaguement la direction du plomb et passer au carton suivant...
Cependant, quand on commence à enchainer les 10, ça devient troublant et on se met à stresser bien souvent. Une pensée du style "j'ai fait ce que j'avais à faire, donc c'est normal que c'est un beau point", et oublier ce point peut parfois aider...
Tout ce blabla pour dire que beaucoup de choses se passent dans nos têtes de tireurs, que ce n'est pas évident de mettre en pratique tout ce que je peux écrire au dessus (moi le premier!), et qu'à un moment, mental et concentration font la différence... C'est d'ailleurs là que les grands champions se distinguent, et dans n'importe quel sport...
J'ajouterai encore une chose, à propos des plans B. Effectivement, ça existe, et ça peut marcher. Je pratique ça de temps en temps. Ce sont des trucs pas catholiques, du style (juste un exemple) : la tête est mal placée, un peu à gauche, mais comme je suis stable plutôt à droite, je lâche quand même. Ca marche assez souvent (et avec de l'expérience), mais c'est ce qui fait faire de grosses boulettes aussi. Par contre, si à 10m on peut faire ce genre de truc, à 50m debout, on ne peut pas "tricher", ça m'a toujours fait faire des catastrophes... |
très bonne analyse tout ça pilpous  |
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